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Tout savoir sur les principes de la « coparentalité »

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En quoi consiste la coparentalité ?

La coparentalité, droit fondé sur le fait qu’être parent est un engagement d’un adulte vis-à-vis de ses enfants, fait partie de l’autorité parentale dans le Code civil depuis le 3 juin 1995 en Belgique. Cette autorité parentale implique que les deux parents doivent conjointement prendre toutes les décisions importantes relatives à l’entretien et à l’éducation de leurs enfants. Autrement dit, tout ce qui concerne la santé, l’éducation, la formation, les loisirs et l’orientation religieuse ou philosophique. Et ce, quel que soit le parent chez qui les enfants résident le plus ; et peu importe qui a acheté leurs affaires ou qui paie certaines factures.

L’autorité parentale exige ainsi que vous dialoguiez et arriviez éventuellement à des compromis pour prendre ensemble des décisions dans l’intérêt de vos enfants. Vous vous devez donc d’agir avec l’accord de l’autre parent et vous assurer de son consentement pour toute décision. Dans le cas contraire, un juge pourrait s’y opposer. 

Si la loi reprend les sujets à débattre ensemble, elle ne définit pas de limites. Et l’autorité parentale reste compliquée à appliquer au quotidien. Établir une convention parentale la plus détaillée possible s’avère donc essentiel, même si vous n’êtes plus en couple.

La santé : un sujet épineux pour les coparents 

La santé des enfants étant un sujet important pour tous les parents, l’autorité parentale couvre les décisions médicales sur les mineurs. Ce qui signifie que toute intervention médicale ou chirurgicale, comme le choix d’un médecin ou d’un hôpital, la décision de procéder à une opération, etc. nécessite l’accord des deux parents. Il en est de même pour les psychologues ou thérapeutes pour enfants, qui devraient en principe demander l’accord des deux parents avant de voir un enfant.

Vous prenez rendez-vous pour votre enfant ? Le médecin peut présumer que l’autre parent est d’accord. S’il apprend qu’il existe une divergence d’opinions sur la prise en charge de la santé de l’enfant, il devra cependant en tenir compte. 

Sachez en outre que vous avez tous les deux le droit d’être informés de l’état de santé de vos enfants, même si un de vous n’exerce pas l’autorité parentale.

Une source de conflit entre coparents : l’école

Le choix de l’école et l’inscription, qui requiert d’ailleurs la signature des deux parents, créent souvent des tensions. Logique : les enfants y sont en partie éduqués et y passent la plupart de leur temps. Vous y accordez donc beaucoup d’importance.

Vous ne vous entendez pas avec votre ex-partenaire ? Évitez de reporter vos désaccords sur l’école : les directeurs font malheureusement trop souvent face à des disputes pour le paiement d’une activité ou des frais de cantine. L’école des enfants de Stéphanie, qui était en conflit avec son ex-mari, en a d’ailleurs fait l’expérience. Stéphanie voulait changer les enfants d’établissement, contrairement à leur père. Après des mois de négociations et une visite de la nouvelle école, les parents ont finalement trouvé un accord et ont donc signé ensemble les papiers d’inscription. 

Un matin, alors que j’étais au travail, j’ai reçu un coup de fil de la directrice pour me dire que mon ex-mari venait de lui écrire pour désinscrire les enfants et qu’il lui fallait cette signature pour garder les places des enfants. Je n’arrivais plus à respirer ni à formuler une phrase tellement j’étais sous le choc. 

Une expérience que beaucoup de parents rencontrent, malheureusement. « Je suis allée voir la directrice le lendemain pour la supplier de conserver les inscriptions, ce qu’elle a heureusement fait. J’ai ensuite menacé mon ex-mari de m’adresser au tribunal, ce qui l’a poussé à confirmer son accord pour l’inscription ». 

Ce témoignage démontre que l’école peut être prise à parti et que les directeurs doivent rester vigilants pour avoir l’accord des deux parents.

 

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Plus facile à dire qu’à faire

La loi est très claire sur la coparentalité. Les conventions parentales sont, la plupart du temps, assez détaillées en la matière. Elle n’en demeure cependant pas moins compliquée à mettre en place en cas d’animosité et de manque, voire d’absence, de dialogue

Prenez donc du recul par rapport à votre ex-partenaire pour penser réellement au bien-être de vos enfants. Ils ressentent toutes les tensions, ce qui les touche inéluctablement. 

N’hésitez pas à contacter un médiateur qui vous aidera à trouver des compromis ensemble pour apaiser les conflits, même minimes. Il vous suggérera d’ailleurs peut-être de créer ou de compléter votre convention (avec un avenant) pour clarifier au maximum les « règles » et définir la manière d’agir. 

Et ce, en définissant les points qui ne nécessitent pas l’accord de l’autre et ceux qui doivent être débattus ensemble. Cet accord aura plus de chances d’être respecté grâce au fait que vous vous êtes mis d'accord ensemble.

La coparentalité représente un véritable travail, surtout lors de relations tendues. Mais le jeu en vaut la chandelle : le bien-être de vos enfants.

 

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