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Comment rester des parents bienveillants quand le couple marital éclate ?

Delphine Remy
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Couple marital – couple parental

Vous êtes arrivés à ce point où le couple marital n’a plus sa raison d’être et vous souhaitez vous séparer. Mais comment allez vous réussir à préserver vos enfants alors que vous êtes vous-même peut être blessé, en colère, angoissé face à ce qui s’ouvre comme un nouveau chapitre de votre vie de femme, d’homme. 

Et comment préserver l’entente minimum, la collaboration parentale qui permettra de prendre soin des enfants et prendre ensemble les décisions nécessaires pour leur protection, sécurité et éducation. 

Le couple marital est terminé, mais vous resterez à jamais les parents de vos enfants et ils n’ont pas à subir la mésentente de ce couple marital. Il va aussi falloir l’accepter, même en vous séparant de cet homme, de cette femme, ce lien parental perdure et vous allez devoir réussir comme parent là où vous avez peut-être échoué comme mari et femme… pas si facile !

Différencier les affects

Difficile de se séparer en plusieurs personnes pour différencier les affects (tout ce que nous ressentons), et ne pas charger nos enfants de rôles trop lourds pour eux parce que nous n’arrivons plus à nous parler sans nous énerver, parce que nous sommes épuisés, inquiets, en colère, perdus, tristes… 

Et bien désolée de vous le dire mais cela va vous demander un effort parce que oui, malgré tout, vous allez devoir faire la part des choses et identifier ce qui appartient aux disputes maritales et les régler en adulte avec votre ex-conjoint plutôt que de décharger sur vos enfants ou les charger de missions qui ne les concernent pas et qui vont les énerver, les angoisser, les entraîner dans des conflits de loyautés, dans des conflits d’adultes qu’ils n’ont pas demandés.

Il n’y a pas de remède à la tristesse

Avant de vous donner quelques pistes pour arriver à tenir avec vos affects et épargner vos enfants, vous allez aussi devoir accepter qu’il n’y a pas de rupture, de séparation sans tristesse, sans incompréhension, sans sentiment d’injustice, sans colère… parce que même une séparation « réussie » reste une séparation, une perte, un échec relationnel… et c’est triste. 

Pour vous, pour eux. Et vous et vos enfants allez les ressentir ces émotions. Dans ce moment de fragilité extrême pour chacun, il se peut que nous nous laissions envahir, et que nos émotions intenses, débordantes nous poussent à dire, à agir à l’encontre de notre objectif de bienveillance, de non-violence. 

Nous sommes humains et nous luttons avec force pour survivre. Nous nous défendons, parfois en faisant mal à l’autre qui se défend à son tour. 

Et nous glissons alors dans un cercle vicieux fait de calculs, de reproches et de violences… nous finissons par créer ce que nous redoutons.

L’annonce aux enfants et la courbe du deuil

Gardez aussi à l’esprit que cette décision de séparation, vous l’avez déjà mûrement réfléchie. Peut-être même vous êtes-vous fait accompagner pour arriver à la conscientiser, à l’élaborer, à vous le dire et à l’accepter mutuellement même si vous ne l’avez pas choisie.

Vous avez donc une longueur d’avance sur vos enfants. Vous avez déjà avancé dans la courbe du changement, dans la courbe du deuil. Mais lorsque vous leur annoncer, pour vos enfants, c’est le jour 1 et c’est un choc. Même si souvent c’était déjà dans l’air vu le climat ambiant à la maison depuis un temps, cela reste une nouvelle qui va ébranler leur quotidien, leur univers, leur mode de vie, leur représentation de la famille, leur sécurité… leur certitude. 

C’est l’inconnu qui s’ouvre et l’inconnu, ça fait peur. Et face à la peur va se déployer toute une série de comportements que vous aurez parfois du mal à comprendre et qui vont s’ajouter à tout ce que vous vivez déjà vous-même. 

Soyez prévenu et patient, et surtout prenez extrêmement bien soin de vous pour avoir suffisamment de recul pour faire face à tout ce qui va vous arriver, leur arriver.

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Parce que comme vous, ils vont devoir passer lentement, à leur rythme par toutes les étapes. Et cela prend parfois des années. Souvent, les parents amènent au cabinet des enfants 2 ans après la séparation pour des comportements liés aux apprentissages ou aux relations à l’école ou parce qu’un parent n’en peut plus des comportements inadaptés de l’enfant. 

Ce qui peut rapidement se dire ou se sentir, c’est la tristesse liée à la séparation, aux disputes parentales et tous les changements d’organisation qui en ont découlés. Le deuil est en cours, l’acception en chemin mais le passage dépressif n’est pas loin. 

Il s’en défend en in – du trop (réaction intense, boulimie, colères, violences…) ou en out – du pas assez (tristesses intenses inexpliquées et inquiétantes, retrait social, il s’isole, s’évade dans les livres, ne mange plus, n’a plus d’amis…) et nous ne faisons pas toujours le lien entre ces comportements et la séparation qui a eu lieu il y a un temps déjà.

Souhaiter le changement mais paralyser la situation

L’idéal serait bien sûr que les 2 parents soient dans ce mode de bienveillance et non-violence et acceptent de se mettre au travail en prenant soin de leurs parts, de leurs émotions et besoins, et de leurs responsabilités respectives dans la relation. « Qu’est-ce que je dis, je fais et comment je dis, je fais impacte l’autre ? Est-ce que cela tend à la résolution ou à la paralysie de la situation, de la relation ? ». Il n’y a qu’en se changeant soi-même que l’on change le monde. La douceur, la lenteur, le ressenti, le donné ayant plus de chance de réussite que la vitesse, le sec, le froid, le dur, le jeté…

Mais ce n’est pas toujours comme cela que cela se passe, et le parent le plus rigide, défensif voir manipulateur ou agressif aura peut-être du mal à entrer dans la communication non violente parce que ses propres défenses en situation de fragilité vont avoir tendance à se renforcer plutôt que s’assouplir vers l’entente (s’écouter et s’entendre), le dialogue, le compromis. 

En situation d’insécurité, nous cherchons automatiquement à nous protéger coute que coute. C’est à ce moment-là que les partages financiers/mobiliers vécus comme des pertes, des dus ou des injustices nous rendent hermétiques au changement. Nous tendons en fait à ne vouloir surtout rien perdre. Comme nous nous accrochons parfois avec rage à ce qui a été « donné, reçu, gagné » nous paralysons la situation et entrons dans des conflits interminables. 

Je vous souhaite donc de ne pas en arriver là. Et pour cela, je vous invite à vous inscrire ici et découvrir quelques pistes pratiques à suivre pour rester un parent bienveillant quel que soit la situation du couple marital. Prenez soin de vous les parents !

Delphine Remy

Psychothérapeute gestalt et jeux de sable pour enfant, ado, famille, adulte.

Auteure du livre « Etre un parent bienveillant »  aux éditions Eyrolles

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