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La communication non violente

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Que ce soit en couple, au boulot, avec la famille ou les enfants, on le sait, communiquer, c’est tout un challenge. Même avec la meilleure intention du monde, il n’est pas rare que les mots qui sortent de notre bouche ne soient pas exactement ceux qu’on voulait prononcer, à cause de la fatigue, du stress ou des émotions. Et, en une phrase, on peut créer un conflit de taille qui va demander beaucoup d’engagement et d’énergie pour se résoudre.

Pour apprendre à mieux communiquer, un psychologue américain, Marshall Rosenberg, a élaboré un processus, appelé la communication non violente. Une méthode qui vise à améliorer les relations avec les autres, avec soi-même et apaiser les désaccords. Un super atout, par exemple pour régler les petits soucis de couple au quotidien ou pour encourager des rapports cordiaux entre ex-conjoints, surtout s’ils ont des enfants. Si cela vous intéresse, voici quelques explications, conseils et préceptes pour apprivoiser la communication non violente.

C’est quoi la communication non violente ?

La communication non violente, c’est une méthode qui combine une façon de penser et se comporter, une nouvelle compréhension de la communication et de ses effets et une maîtrise de la langue. En bref, c’est une technique pour nous donner les moyens de communiquer, sans que ça finisse en conflit et que ça nous fasse du mal et blesse les autres.

Quels sont ses objectifs ?

  • Prendre le pouvoir sur la communication, au lieu de la subir.
  • Mettre des valeurs au cœur des relations : l’empathie, la bienveillance, le respect, l’authenticité…
  • Prendre la responsabilité de ne pas nuire à la personne avec laquelle on communique. C’est un réel choix.

Quels sont ses bienfaits ?

  • Ne pas laisser des disputes s’envenimer, ce qui est très utile avec des ados, par exemple.
  • Avoir des relations sereines avec son entourage, que ce soit son conjoint, ses enfants, ses collègues…
  • Cela permet aussi de développer son intelligence émotionnelle et de mieux vivre, accepter et affronter ses émotions négatives (colère, culpabilité, rejet, déception, honte…).

Si cela parait une méthode miracle, cela nécessite malgré tout de l’investissement et de la détermination. Il faut prendre le temps de s’y exercer pour que ses préceptes deviennent des automatismes.

Comment appliquer la communication non violente ?

Si vous souhaitez développer la communication non violente dans votre couple ou dans votre modèle d’éducation, voilà quelques outils pour vous aider. En effet, Rosenberg a basé sa méthode sur 4 éléments-clés :

  • L’observation : évitez de laisser poindre un jugement dans vos phrases et privilégiez les faits. Par exemple, si votre mari est peu ponctuel, dites-lui « On avait rendez-vous chez le pédiatre à 18h, la prochaine fois, tu me diras à quelle heure tu arrives ? », au lieu d’asséner « C’est dingue, tu es TOUJOURS en retard ! ».
     
  • Le sentiment : n’hésitez pas à partager vos émotions et oser dire ce que vous pensez. « Je me sens triste quand tu dis… ».
     
  • Le besoin : une émotion va généralement avec un besoin satisfait ou insatisfait. En être conscient permet d’agir pour y remédier.
     
  • La demande : il faut être proactif et ne pas attendre que les autres devinent ce qu’on pense ou ce qu’on veut.

Prenons un exemple concret : vous détestez que votre conjoint laisse traîner ses vêtements sales partout ? La méthode classique serait de vous énerver en lui disant : « Mais ça fait 1000 fois que je te dis de mettre tes fringues dans le panier à linge, ce n’est quand même pas difficile. Je ne suis pas ta mère, ras-le-bol de ranger derrière toi ! ». 

Un peu violent, non ? Votre partenaire risque de se vexer ou de se refermer comme une huitre. Avec la communication non violente, l’approche est différente. 

Voilà ce qu’on vous conseillerait pour gérer la situation :

  • Trouvez le bon moment : si votre conjoint a passé une journée horrible, qu’il est fatigué et stressé, il risque de ne pas être réceptif.
     
  • Commencez par une touche positive, en le remerciant pour quelque chose qu’il a fait, en lui disant que vous avez hâte de passer la soirée en amoureux… N’hésitez pas à être tactile pour apaiser le moment.
     
  • Décrivez la situation de manière factuelle : « J’ai remarqué que tu laissais tes vêtements par terre à la fin de la journée. Là, par exemple, il y a ton pantalon et tes chaussettes dans l’entrée ».
     
  • Exprimez ce que vous ressentez : « Quand je marche sur tes affaires ou que je les vois, j’ai l’impression que la maison n’est pas propre. Je me sentirais plus sereine si tu les mettais dans le panier. Tu veux bien ? ».
     
  • Une fois que vous en avez discuté, n’oubliez pas de le remercier de vous avoir écouté et d’accepter de faire un effort pour vous aider.

Pour appliquer ces principes, on vous conseille d’être pleinement impliqué dans vos discussions. Si vous faites la cuisine ou que vous gérez des mails en même temps que vous réglez un problème, cela nuit au message que vous voulez faire passer. L’idéal, c’est aussi de ne pas transmettre un contenu 100% négatif et d’essayer de proposer des solutions pour éviter de tomber dans la critique plutôt que le dialogue.

Plus de conseils psycho et sur le couple dans ces articles : 

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