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Divorce & Séparation

Comment reconnaître une femme victime de violences conjugales ?

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Dans le monde, une femme sur trois est ou sera, au cours de sa vie, victime de violences conjugales. On vous explique comment reconnaître une proche vivant cette situation, et comment lui venir en aide. 

Les chiffres ont de quoi faire peur: selon le site noustoutes.org, plus de 30% des femmes dans le monde vivent, ont vécu ou vivront des gestes de violence de la part de leur conjoint. Des violences qui peuvent être physiques, psychologiques ou économiques. Pire encore, lorsqu’on parle de violence sexuelle, les chiffres montent à une femme sur deux. Une femme qui est peut-être votre collègue, votre amie, votre voisine ou même votre sœur. 

Reconnaître une victime de violences conjugales: les signes qui doivent vous alerter 

Face à ce fléau, c’est toute la société qui a son rôle à jouer. Mais que faire, à notre niveau? Selon le centre de prévention des violences conjugales et familiales, les proches ont un rôle important à jouer, tout d’abord en étant vigilants aux signes de violences conjugales.  

Votre proche vit une grosse baisse de confiance en elle 

Elle passe son temps à s’excuser lorsqu’elle fait une erreur, semble plus émotive qu’auparavant et se rabaisse en permanence. Un comportement qui ne lui ressemble pas forcément d’ailleurs, et peut-être le signe que son conjoint la rabaisse, que ce soit en parole que dans les actes. 

Vous avez le sentiment que son conjoint tente de l’isoler  

Elle refuse les invitations, ne vous appelle plus jamais et/ou ne répond pas à vos appels. Et si elle trouve toujours une bonne excuse pour justifier ses refus (je dois m’occuper des enfants, je n’ai pas le temps, etc) son discours ne semble pas cohérent.  

Vous avez remarqué qu’elle se « blesse » souvent 

Votre proche semble être « fort maladroite » tant elle se blesse souvent: ces derniers mois, elle est tombée dans l’escalier, s’est cogné un nombre incalculable de fois, s’est faite mal en jouant avec les enfants… Du moins, ce sont les excuses qu’elle donne pour justifier les différents hématomes et coups qui apparaissent sur son corps. Peut-être aussi cache-t-elle d’ailleurs plus son corps qu’habituellement? 

Elle semble renfermée, stressée et/ou craintive

Ces derniers temps, votre proche semble s’être quelque peu renfermée. Elle se confie moins, et lorsque vous lui demandez comment elle va, elle esquisse un petit « ça va » peu convaincant, sans en dire plus. Elle semble plus stressée aussi, sans raison particulière, ou même carrément éteinte.   

Son conjoint semble très possessif et contrôlant 

Votre proche doit dire à son conjoint où elle se trouve, doit lui demander son aval pour aller quelque part, acheter quelque chose et ne peut prendre – presque – aucune décision seule. Votre proche peut aussi être prise dans des chantages émotionnels lorsqu’elle est en désaccord avec son conjoint, ce qui a tendance à jouer sur son moral. 

Elle angoisse à l’idée de rentrer chez elle 

Rentrer chez elle n’est, pour votre proche, pas source de plaisir: souvent, elle angoisse à l’idée de se retrouver avec son conjoint. Vous avez aussi remarqué que souvent, elle a peur des réactions que pourraient avoir son compagnon, et l’humeur dans laquelle il se trouve.  

Son apparence a changé 

Perte ou prise de poids, fatigue intense, coup de vieux… Ces derniers temps, votre proche semble avoir changé d’apparence, et peut-être prendre moins soin d’elle. Il se peut aussi qu’elle ne s’habille plus de la même façon, sur les conseils – ou les exigences – de son conjoint. Les troubles alimentaires – anorexie, boulimie ou autre – peuvent aussi être des signes qui doivent vous alerter. 

Que faire lorsqu’on remarque qu’une proche est victime de violence conjugale ? 

Le centre de prévention des violences conjugales et familiales – une ASBL subsidiée par la Cocof, la Fédération Wallonie Bruxelles et l’ONE – donne sur son site quelques conseils pour aider une proche victime de violences conjugales: 

Faites part de vos observations à votre proche: expliquez-lui, par exemple, que vous la trouvez très renfermée pour le moment et que vous êtes inquiète pour elle. Dites-lui aussi que vous avez remarqué des gestes ou des mots de son conjoint qui vous interpellent. N’oubliez pas de lui rappeler que vous êtes là si elle ressent le besoin de se. En communiquant de la sorte, vous envoyez à votre proche le message qu’elle peut être entendue chez vous.  

Dites-lui qu’elle a été très courageuse de se confier: si votre proche se confie, rassurez-la en lui disant qu’elle a été courageuse de vous confier ses difficultés, et que vous la croyez. 

Proposez-lui des pistes de contact, mais aussi de l’aide concrète : proposez à votre proche les numéros d’associations venant en aide aux femmes victimes de violences conjugales – comme le 0800/30.030 numéro belge, une ligne d’écoute et d’aide contre les violences familiales  - mais aussi une aide concrète: lui proposer de l’héberger, de l’accompagner dans ses démarches (associations, police, commune, avocat, etc), ou de lui donner – si vous en avez la possibilité - une petite somme d’argent pour l’aider à aller voir des spécialistes. 

Le numéro français est le 3919 pour venir en aide aux femmes victimes de violences conjugales.

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